Le genre Phragmipedium

 

C'est en 1827 que le premier représentant des sabots de Venus originaire d'Amérique du sud est découvert. Ainsi, Cypripedium -comme on les appelait à cette époque -P. vittatum devient le premier Phragmipedium. On doit cette découvert à Vellozo un botaniste portugais qui vécut de nombreuses années en Amérique du sud et principalement au Brésil.

Le genre est établi par Rolfe en 1896 dans l'Orchid Review (The Cypripedium Group, R. A. Rolfe in The Orchid Review (1896) 4: 331).

Cependant en 1898 le genre Phragmipedium est à nouveau rebaptisé pour Phragmopedilum par Pfitzer en raison de l'existence du nom phragmipedium comme section du genre Paphiopedilum. Il faut attendre 1975 pour qu'à nouveau les participants au 12 ème congres botanique international de St Petersbourg redonnent au genre son appellation d'origine : Phragmipedium. Depuis aucun botaniste n'est encore revenu sur cette appellation.

Le nom Phragmipedium vient du grec Phragma (division) et Pedion (chausson) en référence à la division en trois loges de l'ovaire contenu dans le pédicelle et par la forme du labelle en chausson.

C'est au 19 éme siècle que la majorité des Phragmipedium est découverte. Il faut attendre 80 ans pour voir de nouveau apparaître une nouvelle espèce ! A l'époque le genre est peu cultivé, entre autre P. caudatum et P. schlimii mais on ne maîtrise pas encore leur culture et il s'avère difficile à conserver d'où une chute dans l'oubli rapide. Le regain pour ce genre nous le devons à la découverte, en 1981, de Phragmipedium besseae qui, avec sa couleur magnifique, relance le goût pour ce genre et son utilisation dans l'hybridation.

Actuellement le genre compte 24 espèces soit 33 en tout si on ajoute les variétés et formes.

Ce genre fait parti de la sous-famille Cypripedioideae qui comporte cinq genres (parfois quatre) : Paphiopedilum, Phragmipedium, Cypripedium, Mexipedium (*), Selenipedium. Les Phragmipedium sont originaires d'Amérique de sud alors que les Paphiopedilum se rencontrent en Asie.

* Mexipedium est parfois synonyme de Phragmipedium. Ainsi Mexipedium xerophyticum peut se rencontrer comme Phragmipedium xerophyticum

Sympodiaux, cespiteux, ils sont litophytes voire épipytes -on a longtemps pensé que les Phragmipedium étaient terrestre. Mais en fait ils poussent sur des roches ou des branches couvertes d'humus ou de mousse, plus ou moins épaisses, dans lesquels ils plongent leurs racines. On les rencontre près des cascades où règne une forte humidité ambiante, et ou les racines de certaines espèces sont parfois presque noyées.

Le regain pour ce genre et son hybridation prolifique à l'heure actuelle, doit son origine à la découverte de nouvelles espèces superbes : P. besseae en 1981 aux magnifiques couleurs allant du violet (il en existe un clone au Japon actuellement) au blanc en passant par le jaune et l'orange/rouge et P. fischerii (1996) aux tons roses. Sans parler de la toute nouvelle découverte en 2002 du P. kovachii à la couleur pourpre absolument splendide ! photo ici

L'inflorescence apicale est plus ou moins longue : de 20 cm ou plus pour les P. besseae à 140 cm pour le P. lindleyanum. Elle est multiflore, mais soit à floraison simultanée pour P.lindenii, caudatum, exstaminodium, etc., soit à floraison successive pour P. besseae, schlimii, pearcei, longifolium. Généralement l'inflorescence n'est pas ramifiée mais P. dalessandroi et P. besseae ont tendance à se ramifier pour notre plus grand plaisir !

 

Morphologie du genre :

 

Plante herbacée épiphyte, terrestre ou litophyte.

Originaire d'Amérique du sud et d'Amérique centrale.

Inflorescence plus ou moins longues suivant les espèces, pubescente ou glabre, à floraison successive ou simultanée.

Comme toutes les orchidées, les Phragmipedium se composent de 6 éléments : 3 sépales (parties extérieures du périanthe soudées à l'ovaire) et 3 pétales (parties internes du périanthes soudées à la colonne) . Cependant, comme tous les autres genres appartenant aux Cypripedioideae (Selenipedium, Phragmipedium, Paphiodedilum, Mexipedium), deux points les caractérises :

  • La transformation du labelle en sabot
  • La soudure des deux sépales latéraux en un seul qui porte le nom de synsépal.

 

Les feuilles :

 

Le genre se divise en 6 sections :

Section Phragmipedium

  • Caractéristiques :

Pétales plus longs que les sépales. Inflorescence multiflore et fleurs qui s'ouvrent simultanément.

Cette subdivision a été revue par Dr. Guido, J. Braem, Sandy ohlund & Dr. Robert-jan Quéné dans le dernier numéro de Richardiana Vol. IV (4) oct. 2004 et propose la nouvelle subdivision ci-dessous :

  • Phrag. lindenii
  • Phrag. exstaminodium
  • Phrag. popowii
  • Phrag. warszewiczianum
  • Phrag. caudatum

On peut relever la disparition du Phragmipedium caudatum var. wallisii ou Phragmipedium wallisii et la réapparition du taxon Phragmipedium popowii.

Après étude des points caractéristiques de Phragmipedium wallisii, il s'avére que c'est un synonyme de Phragmipedium warszewiczianum source Xenia Orchidacea de Reichenbach f.

Phragmipedium popowii est donc une nouvelle espèce. Sa création résulte de l'interprétation des noms caudatum, wallisii, warszewiczianum et humbolftii lors des jugements ou des enregistrement d'hybride en horticulture.

 

Clés de détermination de Phragmipedium section Phragmipedium :

1. Plante avec une morphologie florale normale pour des Cypripedioideae (2 pétals latéraux, le 3ème pétale transformé en sabot)_________ 2

1a. Plantes avec 3 pétales (sans sabot) _______________________________________________________________________ P. lindenii

2. Plantes avec staminode _______________________________________________________________________________________ 3

2a. Plantes sans staminode _________________________________________________________________________ P. exstaminodium

3. Feuilles dépassant l'inflorescence, sabot non tacheté de sombre à l'orifice, plantes d'Amérique du sud ____________________________ 4

3a. Feuilles ne dépassant pas l'inflorescence, sabot teinté de sombre à l'orifice, plantes d'Amérique centrale __________________ P. popowii

4. Bord du sabot évasé, sépales veinés, non vivement tessellés_____________________________________________ P. warszewiczianum

4a. Bord du sabot non évasé, sépales tessellés ______________________________________________________________ P. caudatum

 

 

Section Himantopetalum (pétales semblables à des lanières) :

  • Caractéristiques :

Plante au feuillage ressemblant à celui d'une "plante grasse", les feuilles sont épaisses. Absence de protubérance le long du bord supérieur du sabot. Infloresence multiflore à floraison successive (parfois deux fleurs simultanément mais la plus agée ne tarde pas à tomber) les pétals de la fleurs sont, une fois la fleur complètement développée, deux à trois fois plus long que le sépal dorsal. Bien que P. Klotzscheanum soit originaire du Venezuela et de la Guyane, tous les membres de cette section se développent dans les Andes à une certaine élévation.

  • Phrag. caricinum
  • Phrag. christiansenianum
  • Phrag. pearcei
  • Phrag. klotzscheanum
  • Phrag. richterii
  • Phrag. tetzlaffianum

Clés de determination des Phragmipeidum section Himantopetalum

1. plante compact______________________________________________________________________________________________ 2.

1a. plante grande , feuilles pouvant atteindre 70 cm avec inflorescence de 140 cm._______________________________________ P. richteri

2. Staminode cordate____________________________________________________________________________________________3.

2a. staminode oval, synsépal plus long que le labelle__________________________________________________________P. tatzlaffianum

3. Staminode cordate, rhyzome entre les pousses longs (entre 2 et 4 cm.)____________________________________________________ 4.

3a. Staminode cordate, rhyzome court entre les pousses__________________________________________________P. christiansenianum

3b. staminode cordate synsépale hirstute plus court que le sépal dorsal _____________________________________________ P. caricinum

4. Ovaire et pédicel très poilu, marge du labelle non recourbée vers l'extérieur_____________________________________P. klotzscheanum

4a. Marge du labelle recourbée vers l'extérieur__________________________________________________________________ P. pearcei

 

Section Platypetalum :

  • Caractéristiques :

Cette section se caractérise par la forme différente de ses sépals et pétals. Contrairement aux autres Phragmipedium qui ont des pétals et sépals de type ensiforme ceux de cette section sont spatulés. l'inflorescence est haute et à floraison successive.

  • Phrag. lindleyanum
  • Phrag. lindleyanum var. kaieteurum
  • Phrag. lindleyanum var. sargentianum

Clés de détermination de Phragmipedium section Platypetalum :

1. Feuille verte _________________________________________________________________________________________________ 2

1a. Feuille verte avec marge jaune _______________________________________________________________________P. lindleyanum

2. Staminode triangulaire à acumen émoussé et arrondi__________________________________________ P. lindleyanum var. kaieteurum

2a.Staminode presque carré ____________________________________________________________ P. lindleyanum var. sargentianum

Selon Olaf Gruss, il serait logique de regrouper ces trois variétés en une seule espèce, en effet l'étude ADN de chaque variété ne montre pas de différences flagrantes. De plus l'analyse des hybrides inter-générique donnent les mêmes résultats.

Il est à noter que l'on rencontre aussi très souvent Phragmipedium lindleyanum et Phagmipedium sargentianum comme deux espèces différenciées sur le marché et la littérature (et comme nous l'avons vu, P. sargentianum est une variété de P. lindleyanum). Souvent ces deux plantes sont décrites et différenciées comme étant de couleurs (fleurs) tout à fait différentes. Chez le premier la fleur tire sur le vert jaunâtre, chez l'autre sur le vert jaunâtre presque entièrement couvert de brun. Hors Roberto Takase à remarqué, in situ, qu'une même plante pouvait présenter des différences de couleur caractérisiques suivant le lieu où elle se développe. Ce qui n'autorise pas une identification précise et l'appellation par la couleur de tel ou tel taxon.

 

Section lorifolia (feuillles en forme de lanière) :

  • Caratéristiques :

Les pétals de cette section sont deux à trois fois plus long que les sépals. le sabot porte deux protuberances, en forme de corne, de chaque côté de l'ouverture. Inflorescence en racème à floraison successive.

  • P. longifolium
  • P. lonfifolium forma gracile
  • P. longifolium var. roezlii
  • P. longifolium var. roezlii forma minutum
  • P. longifolium var. chapadense
  • P. hartwegii
  • P. hartwegii forma baderi
  • P. boissierianum
  • P. boissierianum var. czerwiakowianum
  • P. boissierianum var. reticulatum
  • P. hirtzii
  • P. vittatum

Clés de détermination de Phragmipedium section lorifolia:

1. Plante à feuille verte___________________________________________________________________________________________2.

1a. Plante à feuille verte margée d'une ligne jaune ______________________________________________________________ P. vittatum

2. Labelle à bord denté __________________________________________________________________________________________ 3.

2a. labelle sans bord denté______________________________________________________________________________P. longifolium

2b. labelle saccate sans bord dentelé à végétation compacte___________________________________________ P. longifolium var. gracile

3. Labelle saccate______________________________________________________________________________________________ 4.

3a. Labelle fusiforme____________________________________________________________________________________________ 5.

4. Labelle saccate couleur noisette ___________________________________________________________P. longifolium var. chapaense

4a .Labelle saccate couleur verdâtre ou jaunâtre_______________________________________________________________________6.

5. Labelle fusiforme à staminode triangulaire _______________________________________________________ P. longifolium var. roezlii

5a. Labelle fusiforme à staminode triangle mais végétation compact__________________________ P. longifolium var. roezlii forma minutum

5b. Labelle fusiforme à staminode elliptique___________________________________________________________________ P. hartwegii

5c. Labelle fusiforme à staminode elliptique à végétation compacte ______________________________________ P. hartwegii forma baderi

6. Marge des pétales ondulées sans sillon qui sépare le labelle _______________________________________________ P. boissierianum

6b. Marge des pétales ondulées avec sillon qui sépare le labelle___________________________________________________________ 7.

7. Staminode plus large que l'ouverture du labelle ______________________________________________________________________ 8.

7a. Staminode moins large que l'ouverture du labelle et entrant à la base___________________________________________ P. reticulatum

8. Staminode aux marges supérieures et lattérales poilues__________________________________P. boissierianum var. czerwiakowianum

8a Staminode glabre, pétales lattéraux longs et très torsadés ________________________________________________________ P. hirtzii

 

Section Micropetalum

  • Carctéristiques :

Cette section se caractérise par les similitudes entre les patéls lattéraux et le sépal dorsal tant au niveau de la forme que de la couleur. Les pétals sont plus larges que ceux des autres sections et ne sont pas ensiforme mais ovale ; Le sabot porte sur ces parties lattérales et la partie arrière, entre les veines, des ouvertures translucide mais non percées ; le staminode est ovale-panduré.

  • P. schlimii
  • P. schlimii forma albiflorum
  • P. fischeri
  • P. besseae
  • P. besseae forma flavum
  • P. dalessandroi

clés de détermination de Phragmipedium section Micropetalum :

1. pétale latéraux horizontaux ______________________________________________________________________________________ 2

1a. pétales latéraux courbés vers le bas __________________________________________________________________ P. dalessandroi

2. fleurs de couleur rouge-orangé___________________________________________________________________________P. besseae

2b. fleur de couleur jaune pur sans marque rouge_____________________________________________________P. besseae forma flava

2c. fleur de couleur rose _________________________________________________________________________________________ 3

3. staminode ovale de couleur jaune maculé de deux taches rouge dans sa partie inférieur ________________________________ P. schlimii

3a. staminode blanc quandrangulaire, fleur très rose foncé _________________________________________________________P fischeri

3b. fleur blanc pur staminode marqué de jaune____________________________________________________ P. schlimii forma albilforum

Section schluckebieria

  • P. kovachii

Cette nouvelle section crée par Braem, en 2004, se distingue par :

Des plantes de type cespiteuse (en touffe) d'une morphologie très proche de celle des plantes de la section Micropetalum ; feuilles linéaires à l'apex en pointe ; Inflorescence érécte, teres, qui porte une à deux voire trois fleurs maximum ; Fleur grande, minimum 9 cm de large ; Sabot trilobé, à apex arrondi ; ouverture du sabot large.

Etymologie : section nommée Schluckebieria en hommage à Mme. Gudrun Bream, née à Schluckebier.

Tableau synoptique des descriptions du genre Phragmipedium (source Orchid digest, Vol. 67, oct. nov. déc. 2003)

Nom
Date de découverte
décrit par
dans
avec pour nom
Mexipedium xerophyticum
1990
Soto, Salazra & Hagsater
Oquidea (Mex.)
Phragmipedium xerophyticum
1981
Dodson & khun
Bulletin de l'AOS
Phragmipedium besseae
Phrag. boissierianum
1854
Reichenbach F.
Xenia Orch.
Selenipedium boissierianum
Phrag. brasiliense
2003
Quené & Gruss
The Orchid Revue
Phragmipedium brasiliense
Phrag. caricinum
1850
Lindley & Paxton
Paxton's Flower Garden
Cypripedium caricinum
Phrag. caudatum
1840
Lindley
Fl. Flumin
Cypripedium caudatum
Phrag. chapadense
2000
Campacci & Takase
J. Hokkaido Orchid Society
Phrag. chapadense
Phrag. czerwiakowianum
1854
Reichenbach F.
Bonplandia
Selenipedium czerwiakowianum
Phrag. christiansenianum
2001
Gruss & roeth
Die Orchidee
Phragmipedium christiansenianum
Phrag. dalessandroi
1996
Dodson & Gruss
Die Orchidee
Phragmipedium dalessandroi
Phrag. dariense
1869
Reichenbach F.
Nov. Act. Acad. Cur.
Selenipedium dariense
Phrag. ecuadorense
1978
Garay
Flora Ecuador
Phragmipedium ecuadorense
phrag. exstaminodium
1984
Castano, Hagsater & Aguirre
Oquidea (Mex.)
Phragmipedium extaminodium
Phrag. fischeri
1996
Braem & Mohr
Leaflet Schlechter
Phragmipedium fischeri
Phrag. hartwegii
1852
Reichenbach F.
Botanisch Zeitung
Cypripedium hatwegii
Phrag. hinksianum
1878
Reichenbach F.
Gardener's Chronicle
Cypripedium hinksianum
1988
Dodson
Orchis
Phragmipedium hirtzii
Cypripedium. humboldtii
1852
Warscewicz
Botanische Zeitung
Phrag. humboldtii
Phrag. kaieteurum
1885
N.E. Brown
Gardener's Chronicle
Selenipedium kaieteurum
Phrag. klotzscheanum
1848
reichenbach F.
Linneaus
Cypripedium klotzscheanum
Phrag. kovachii
2002
Atwood, Dalström & Fernandez
Selbyana
Phragmipedium kovachii
Phrag lindleyanum
1840
Schomburgk & lindley
Genera ans specie of Orchidaceous plants.
Cypripedium lindleyanum
Phrag lindenii
1846
Lindley
Orch. Linden
Uropedium lindenii
1852
Reichenbach F.
Botanisch Zeitung
Cypripedium longifolium
1865
Reichenbach F.
Hamburger Gartenzeitung
Selenipedium pearcei
Phrag popowii
2004
Braem, Ohlund & Quéné
Richardiana oct. 2004
Cypripedium humboldtii
1874
Reichenbach F.
Xenia Orch.
Selenipedium reticulatum
Phrag. richteri
1994
Gruss & Roeth
Die Orchidee
Phragmipedium richteri
Phrag. roezlii
1871
Reichenbach F.
Gartenflora
Selenipedium roezlii
1893
Rolfe
The orchid revue
Selenipedium sargentianum
1854
Reichenbach F. & Linden
Bonplandia
Selenipedium schlimii
Phrag. tetzlaffianum
2000
Gruss
Caesiana
Phragmipedium tetzlaffianum
Phrag vittatum
1831
Vellozo
Fl. Flumin
Cypripedium vittatum
Phrag wallisii*
1873
Reichenbach F.
Xenia Orch.
Selenipedium wallisii
Phrag. warscewiczianum
1852
Warsc. Ex Reichenbach F.
Botanisch Zeitung
Cypripedium wascewiczianum

* : Taxon qui n'existe plus car synonyme de Phragmipedium warszewiczianum.

 

Description des différentes espèces :

 

Phragmipedium caudatum

 

Nom publié dans : 1886 dans The Orchid review 4: 330, 1886

Basionyme :

Cypripedium caudatum Lindley in Genera and Species of Orchidaceous plants, p. 531, 1840

Etymologie :

caudatum = en forme de queue, en référence aux longs pétals rampants.

Distribution :

Equateur, Pérou et Colombie (mais plutôt rare)

Caractéristiques : Feuilles imbriquées, condupliquées à l'apex entaillé. Infloresence pubescente d'environ 60cm. de long. Fleurs grande qui s'ouvrent simultanément. Le sabot n'est pas évasé et les sépales sont tessellés.

 

Phragmipedium warscewiczianum

 

Nom publié dans :

The Orchid Digest, 43(4): 133-148 [140] (1979)

Basionyme :

Cypripedium warscewiczianum Reichenbach f. in Botanische Zeitung 10: 692, 185

Etymologie :

warscewiczianum : en honneur du Découvreur et collecteur polonais J. DE Warscewicz. à l'origine de la découverte de nombreuses espèces.

Distribution :

Guatemala et probablement Honduras, Nicaragua et Costa-Rica.

Caractéristiques : plante herbacée épiphyte. Feuilles uniformément vertes aux marges vertes plus clair à jaune inégalement bilobées. inflorescence dressée jusqu'à 50 cm. portant 2 à 4 fleurs qui s'ouvrent simultanément. Bord du sabot évasé, sépales veinés, non vivement tessellés.

 

Phragmipedium popowii

 

Nom publié dans : Richardiana, oct. 2004. Vol.IV (4)

Etymologie : nommé popowii en l'honneur de M. Nebojscha Popow (1950 ----) de Fallersleben (Allemagne) qui pendant plus de trente ans est à l'origine de l'introduction de nombreuses nouvelles espèce en culture.

Distribution : Amérique centrale.

Caractéristiques : Feuilles pouvant atteindre 35 cm de longueur. inflorescence pubescente de 25 à 35 cm portant 2 à 4 fleurs ouvertes simultanément, bien au dessus du feuillage. Sabot teinté de sombre à l'orifice. (les plantes vendues actuellement sous le nom de warszewiczianum sont en fait cette nouvelle espèce).

 

Phragmipedium exstaminodium

 

Nom publié dans : Orquidea (Mexique) 9(29): 19, 1984.

Etymologie : Cette appellation est en référence à l'absence du staminode chez cette espèce (le staminode étant le petit disque qui se trouve devant les pollinies chez les Cypripedioides)

Distribution : Mexico, Chiapas, Tziscao à une altitude de 1700 m.

Nom vernaculaire : "Tanal de Bigotes" Tanal étant le nom vernaculaire des plantes épiphytes par les Tzotzil-Tzetzal. Bigotes = moustaches.

Caractéristiques : Cette variété ce caractérise donc par l'absence du staminode. Particularité qui se conserve lors de la multiplicaiton artificielle. C'est donc une variété et non une anomalie.

 

Phragmipedium lindenii

 

Nom publié dans : Taxon 24: 691, 1975

Basionyme : Uropedium lindenii Lindley in Orch. Linden 28, 1846

Etymologie : En honneur à Jean Jules Linden, collectionneur luxembourgeois-belge, hybrideur et à l'origine, entre autre, des 17 volumes de la Lindenia

Distribution : Colombie, Equateur et Venezuella (probablement)

Caractéristiques : une seule différence par rapport aux autre membre de la section phragmipedium : l'absence de labelle ou plutôt sa transformation en troisième pétal très long

 

Phragmipedium caricinum

 

Nom publié dans : the Orchid review 4: 332, 1896

Basionyme : Cypripedium caricinum Lindley & Paxton in Paxton's Flower Garden 1: 39, 1850

Etymologie : Caricinum en référence à la ressemblance de feuilles à

Distribution : Bolivie. Toutes les plantes référencées au Pérou sont en fait des Phrag. pearcei ou Phrag. richteri.

Caractéristiques : Sinsépal hirsute plus court que le sépal dorsal. Staminode très velu à la base, en forme de coeur, al densité des poils diminue en approchant du centre. Plante de taille moyenne. Il exsite une forme plus grande mais aux fleurs de même taille que l'espèce compacte.

 

Phragmipedium christiansenianum

 

Nom publié dans : Die Orchidee 52(1): 77, 2001

Etymologie : christiansenianum en hommage à Hans Christiansen qui multiplia cette espèce et la cultiva pendant des années. A l'origine Hans Christiansen pensait que c'était une forme compact de Phrag. longifolium. Il décida de la multiplier pensant que cette forme ferait une excellente plante en pot. Mais Olaf Gruss eut l'occasion d'étudier cette plante et constata qu'elle n'était en rien apparenté à Phrag. longifolium mais plutôt à Phrag. pearcei. Des analyses plus précises condiurent à la définir comme nouvelle espèce : Phrag. christiansenianum

Distribution : Colombie (sans précision de localisation)

Caractéristiques : Très proche de Phrag. pearcei mais diffère par : un rhyzome très court (les pousses sont les unes contre les autres), feuilles un peu plus longue et large, inflorescence glabre à bractée larges, fleurs larges, crême d'environ 12.0 cm. Sépale dorsal relativement étroit (5.2 x 1.9 cm), Staminode éliptique renversé couvert de poils brun violacé sur les côté et le dessus.

 

Phragmipedium pearcei

 

Nom publié dans : Die Orchidee 26: 298, 1975.

Basionyme : Selenipedium pearcei Reichnbach f. in Hamburger Garten und Blumenzeitung 21: 297, 1865.

Etymologie : pearcei en l'hommage à M. Pearce collectionneur de la firme Veitch.

Distribution : Est de l'Equateur de la province de Napo on Rio jusqu'à la frontière de la Colombie.

Caractéristiques : Feuilles longues et fines, pseudobulbes distants les uns des autres, inflorescence de couleur brune. Staminode en forme de demi-oval couvert de poils sur le dessus. Centre du staminode glabre.

une variété, Phragmipedium ecuadorense, est disponilble dans le commerce comme étant une variété plus grande de phragmippeidum pearcei, les études faites sur cette variété, montre que mis à part une différence au niveau du staminode, il n'y a pas d'éléments remarquable au point de la différencier du Phragmipedium pearcei.

 

 

Phragmipedium klotzscheanum

 

Nom publié dans : The orchid review 4: 332, 1896.

Basionyme : Cypripedium klotzscheanum Rchb. f. in Schomburgk, Versuch einer Flora und Fauna von Guyana, p. 1969, 1848, et dans Die Orchideen in Linnaea Vol. 22, p. 811, 1849.

Etymologie : Phragmipeidum klotzscheanum doit son nom en l'hommage au Docteur Johann Klotszch, conservateur de l'herbarium de Berlin de 1833 à 1860.

Distribution : Sud-est du Venezuella et voisinage du Brésil et de la Guyanne.

Caractéristique : Ovaire et pédicel densément poilu. Les pétals sont glabre, staminode large et cordate, long rhyzome.

Cette espèce, en raison de ces particularités in situ, est rarement cultivée. En effet, dans son milieu naturel, la plante est baignée continuellement par une eau en mouvement (Les racines baignent dans l'eau des rivières). Elle demande un compost très humide mais pas stagnant... Les semis réalisés pour multiplier cette plante sont espérés plus robustes et moins exigents quant à leur mode de culture.

 

Phragmipedium richteri

 

Nom publié dans : Die orchidee 45(3): 4, 1994

Etymologie : richteri en hommage à Walter Richter de Crimmitschau, Allemagne, célèbre cultivateur, hybrideur, photographe et auteru dans le monde des orchidées. Son nom fût donné à la plante à l'occasion de son 90ème anniversaire.

Distribution : Pérou

Caractéristique : Feuilles pouvant atteindre 70 cm de long. Staminode inversé, elliptique hornée d'une courts corne aux marges inférieures ; couvert densément de poils brun-foncé à sa base et sur sa marge lattérale (le reste du staminode est couvert de courts poils). Inflorescence pouvant atteindre 140 cm de long, parfois ramifiée et qui peut durer, en cultivation, plus de 18 mois (les fleurs s'épanouissent les unes après les autres).

Phragmipedium tetzlaffianum

 

Nom publié dans : Caesiana 15: 33 - 40, 2000

Etymologie : tetzlaffianum en hommage au père de Allan Norman Tetzlaff, Norman Leo Tetzlaff qui offrit cette plante afin de la décrire.

Distribution : Venezuella

Caractéristique : Très proche de Phragmipedium richterii, il se distingue par : un nombre moins important de feuilles par pousse. Des fleurs plus grosses, des pétals plus long et intenséments colorés, couvert de poils rouge à leur base. Synsépale plus long que le labelle, staminode oval densément couvert de poils sur le bord supérieur, marge latérale et inférieure couverte de poils courts. Inflorecence à floraison simultanée mais arborant plus de fleurs au même moment.

 

Phragmipedium lindleyanum

 

Nom publié dans : The Orchid Review 4: 332, 1896.

Basionyme : Cypripedium lindleyanum Schomburgk ex Lindley in Genera and Specie of Orchidaceous Plants, p. 531, 1840

Etymologie : Lindleyanum en hommage à John Lindley premier à avoir décrit cette espèce.

Caractéristiques : Feuilles longue, large possédant une marge jaune. Fleurs variant entre 7.0 et 9.0 cm. de large. Labelle à ouverture circulaire, Staminode de forme triangulaire portant un fine pointe très visiable sur le bord inférieur.

 

Phragmipedium lindleyanum var. kaieteurum

 

Nom publié dans : E. ENgler, Das Pfanzenreich Heft 12: 45, 1903

Basionyme : Selenipedium kaieteurum N. E. Brown in Gardener's Chronicle n.s. 24: 262, 1885

Etymologie : kaieteureum en référence au lieu où la plante fut découverte : les chuttes kaieteura

Distribution : Guyane, Venezuella, dans l'état de Bolivie près de Cerro Venamo à une altitude de 400 m et à Gran Sabana à une altitude comprise entre 600 et 1000m.

Caractéristiques : Feuilles courtes et spatulées sans marge jaune. Staminode triangulaire à l'acumen arrondi et émoussé. Les angles au niveau de l'ouverture du labelle sont fortement tachetés (Phrag. lindleyanum n'est pas autant tacheté)

 

Phragmipedium lindleyanum var. sargentianum

 

Nom publié dans : The Orchid Review 1: 239, 1893

Basionyme : Selenipedium sargentianum Rolphe

Etymologie : sargentianum en honneur au Professeur C.S. sargent, directeur de l'Arboretum de l'Université de Harvard et éditeur du journal Garden and FLorist.

Distribution : Etat de Pernambuco au nord-est du Brésil.

Caractéristiques : Feuilles uniformément verte, staminode presque "carrée"; Le labelle, à la forme presque cubique possède des angles arrondis

Cette variété était à l'origine une sespèce distincte mais l'analyse de cette espèce ne montre pas assez de points caractéristiques et particuliers. Roberto Takase, du Brésil, signale que la couleur des fleurs varie suivant la localisation géographique de la plante ( le sabot peut passer du vert presque jaune au brun).

 

Phragmipedium longifolium

 

Nom publié dans : The Orchid Reveiw 4: 332, 1896

Basionyme : Cypripedium longifolium Rchb. f. & Warsc. in Botanische Zeitung 10: 690, 1852

Etymologie : longifolium pour longues feuilles.

Distribution : Costa Rica, Panama, Colombie et Equateur.

Caractéristiques : Pétals lancéolé, margé de pourpre, deux à trois fois plus long que les sépales, Labelle arborant une paire de "cornes" protubérantes de chaque côté de l'ouverture. Inflorescence en racème à floraison succéssive (deux une à deux, parfois trois fleurs ouvertes consécutivement) Feuilles ensiforme uniformément verte d'une 50 de cm.

 

Phragmipedium longifolium var. gracile

 

Nom publié dans : Caesiana 16: 40, 2001

Basionyme : Cypripedium longifolium var. gracile Veitch ex Rolfe in G ardener's Chronicle 728, 20 Dec. 1890

Caractéristiques : Pétals lancéolé, margés de pourpre, deux à trois fois plus long que les sépales, Labelle arborant une paire de "cornes" protubérantes de chaque côté de l'ouverture. Inflorescence en racème à floraison succéssive (deux une à deux, parfois trois fleurs ouvertes consécutivement) Feuilles ensiforme uniformément verte. Elle diffère de la variété typique par le port compact de la plante. Les fleurs ne changent pas de taille et par la présence de petites dents dents ou verrues sur le bord externe du labelle. .

 

Phragmipedium longifolium var. roezlii

 

Nom publié dans : Das Pfanzenreich IV(50): 50, 1903

Basionyme : Cypripedium roezlii Rchb f. ex Regel in Gartenflora 22: 97, 1873

Etymologie : En hommage à Benedilt Roezl qui collecta la plante.

Distribution : Colombie and probablement au Casto Rica et au Panama

Caractéristiques : La plante diffère de l'espèce tipique par :

Des feuilles plus larges, Sépals acuminés marqués de rouge sur leur face externe, marge des sépales rouge et plus large, staminode plus petit et de forme tiangulaire, bord externe du labelle arborant de petites dents ou de petites verrues. Labelle fusiforme

 

Phragmipedium longifolium var. roezlii forma minutum

Nom publié dans : Caesiana 16: 40, 2001

Caractéristiques : Différe de la forme normale par sa petite taille (sauf les fleurs qui sont sesiblement de la même taille)

 

Phragmipedium hartwegii

 

Nom publié dans : Die Pfanzenreich Heft 12: 48, 1903

Basionyme : Cypripedium hartwegii Rchb. f.

Etymologie : hartwegii En hommage à Hofgärtner Hartweg qui découvrit cette espèce en 1842

Distribution : Equateur, peu de précisions quant à sa localisation exacte.

Caractéristiques : Feuille ligulée sans marge jaune, pétales et sépales plus pâle que sur l'espèce type mais souvent colorés de rose. Labelle fusiforme

 

Phragmipedium longifolium var. chapaense

 

Nom publié dans : Supplément No 1 in The Journal of the Hokkaido Orchid Society Vol. 28: 1, 2000

Basionyme : Phragmipedium chapaense Campacci & Takase

Etymologie : Nommé en référence à son lieu de découverte : Chapado Do Veadeiros au Brésil

Distribution : Brésil dans l'état de Goias dans le Chapada Do Veadeiros près de la ville d'Alto Paraiso de Goias à une altitude comprise entre 700 et 900 m. In situ la plante pousse dans des champs ouverts en compagnie de buissons.

Caractéristiques : Plante très proche de la variété hartwegii mais quelques points au niveau des fleurs diffères :

tableau synoptique des différences entre :

Phragmipedium hartwegii
Phragmipedium longifolium variété chapaense
Parties latérales du labelle présentant une dépression vers l'intérieur.
Dépressions des parties latèrales du labelle moins prononcées voire absentes.
Staminode cordate inversé moins couvert de poil
Staminode elliptique couvert de poils sur la partie supérieure
Labelle de couleur verdâtre à jaunâtre
Labelle de couleur noisette.

 

Phragmipedium hartwegii forma baderi

 

Nom publié dans : Caesiana 16: 40, 2001.

Basionyme : Phragmipedium hartwegii (Rchb f.) Pfitzer var. baderi Roeth & Gruss 1997 in Die Orchidee 48(3): 94, 1997

Cette forme diffère de la précédente par la taille plus compact de la plante et ses feuilles presque lancéolées. C'est la forme la plus souvent rencontrée en cultivaiton, la variété normale étant plutôt rare.

 

Phragmipedium boissierianum

 

Nom publié dans : The orchid review 4: 332, 1896

Basionyme : Selenipedium boissierianum Rchb. f. in Xenia Orchidacea 1:3, 1854

Etymologie : boissierianum en hommage à Edmond Boissie, propriétaire des plantes décrites par Reichenbach f.

Distribution : Pérou

Caractéristiques : Feuille sans marge jaune ; Pétal aux marges ondulées, partie inférieure du labelle saccate (en forme de sac, enflé) sans sillon central prononcé. Staminode rhomboïde, triangulaire.

 

Phragmipedium boisserianum var. czerwiakowianum

 

Nom publié dans : Die Orchidee 46(6): 219, 1995

Basionyme : Selenipedium czerwiakowianum Rchb f. in Bonplandia 2: 116, 1854

Etymologie : Czerwiakowianum en hommage au docteur Ignatus Czerwiakowski du Jardin Botanique de Krakowie

Distribution : Huanuca au Pérou et sud de l'Equateur.

Caractéristiques : Pétals fortement ondulés au niveau de leur marge et acumen réflechi. Synsépal nettement plus large que le labelle. Staminode elliptique-rhomboïde inversé, aux pointes acuminées, marge lattérales et supérieures pilosées, plus larges que l'ouverture du labelle.

 

Phragmipedium boisserianum var. reticulatum

 

Nom publié dans : E. Engler, Das Pfanzenreich Heft 12: 50, 1903

Basionyme : Selenipedium reticulatum Rchb. f. in Xenia Orchidaceae 2: 223, 1874

Etymologie : reticulatum en référence à la ressemblance, des motifs sur les fleurs, à des filets (tesselures surtout au niveau des sépales)

Distribution : Equateur, Pérou.

Caractéristiques : Feuille ligulée sans marge jaune. Marges des pétals fortement ondulées, acumen et marges des sépals à peine réflechis. Staminode elliptique, inversé, réniforme, possédant 5 ou 6 crêtes, partie inférieure emoussée qui se retrécie pour entrer dans le labelle à sa base. Labelle bilobé, saccate et divisé d'un sillon central.

 

Phragmipedium hirtzii

 

Nom publié dans : Orchis 58: 129, 1988

Etymologie : hirtzii en hommage à Alexandre Hirtz qui découvrit la plante.

Distribution : Nord-ouest de l'Equateur, et surd-ouest de la Colombie.

Caractéristiques : plante lithophyte, poussant sur les cailloux près de petites rivières. Elle diffère des autres de la section et de l'hybride naturel Phrag. x roethianum par sa végétation cespiteuse et son staminode glabre. Les pétales lattéraux sont long (3 à 4 fois la longeurs du labelle) fortement torsadés et retombant.

 

Phragmipedium vittatum

 

Nom publié dans : The Orchid Review 4: 332, 1896.

Basionyme : Cypripedium vittatum Velloso in Flora Fluminensis IX, tb. 62, 1827---text 1872 in Arquivo do Museo Nacional do Rio de Janeiro, vol. V.: 373, 1881

Etymologie : vittatum signifie bordé, en référence aux marges jaune des feuilles.

Distribution : Brésil, Bolivie entre 800 et 1400 m.

Caractéristiques : Feuilles margées d'un liseret jaune, sépals sans ondulation, labelle plutôt saccate sans sillon cental marqué d'une large bande jaune-verdâtre tout autour de la partie supérieure externe. Staminode triangulaire en forme de coeur

 

Phragmipedium schlimii

 

Nom publié dans : The Orchid Review 4: 332, 1896

Basionyme : Sellenipedium schlimii linden & Rchb. f. in Bonplandia 2: 277, 1854, et in Xenia orchidaceae 1: 125, tb. 44, 1854

Etymologie : schlimii en hommage à Louis Joseph Schlim qui découvrit la plante.

Distribution : Colombie dans la partie Est de la Cordillères près de Ocana et dans les Cordillères Centrales près de Medellin.

Nom vernaculaire : Zapatico blanco (chaussure blanche), Zapato rosado (chaussure rose) Zapatilla de Baile (Chausson de danse)

Caractéristiques : Feuillage lancéolé, large à ligulé ; Pétals larges souvent oval à rond jamais accuminés ; sépals similaires aux pétals dans la forme mais plus petit. Les fleurs sont parfumées.

 

 

Phragmipedium schlimii forma albiflora (Linden) Gruss

 

Nom publié dans : Die Orchidee 47(1): 22, 1996

Basionyme : Cypripedium schlimii var. albiflorum linden in Illustration Horticole, t. 183, 1874.

Etymologie : albiflorum = fleur blanche

Caractéristiques : Feuillage lancéolé, large à ligulé ; Pétals et sépales blanc pur, pétals larges souvent oval à rond jamais accuminés ; sépals similaire aux pétals dans la forme mais plus petit ; Labelle blanc avec des marques rouge au niveau de la marge ; staminode parfois taché de rouge.

 

Phragmipedium fischeri Braem & Mohr

 

Nom publié dans : Leaflest of the Schlchter institute 3: 28, 1996.

Etymologie : fischeri en hommage au collectionneur et hybideur Jerry lee Fischer.

Distribution : Equateur à 1400 m d'élévation. Les plantes poussent près de petites rivières, en plein soleil et son constament exposées à un vent fort.

Caractéristiques : Feuillage similaire à P. besseae ; fleur semblable à P. schlimii, seul la couleur diffère, chez P. fischeri, elles sont beaucoup plus colorées et sont presque entièrement rose foncé ; Staminode blanc taché de jaune dans sa partie supérieure et d'un "V" de couleur rose foncé dans sa partie inférieure, le staminode est plutôt quandrangulaire.

 

Phragmipedium besseae Dodson & J. Kuhn

 

Nom publié dans : American Orchid Society Bulletin 50: 1308, 1981.

Etymologie : besseae en hommage à Elizabeth Locke Besse qui découvrit la plante.

Distribution : Equateur et pérou

Caractéristiques : Petites feuilles elliptiques ; long rhyzome ; pétal généralement ovale et large à l'apex acute ; Fleur lumineuse de couleur orange-rouge foncé à saumon foncé.

Suivant la provenance (Pérou ou Equateur) la couleur des plantes varient. Malheureusement les deux origines ont été croisé et depuis il est presque impossible de localiser une plante achetée dans le commerce.

 

 

Phragmipedium besseae forma flavum (Braem) Gruss

 

Nom publié dans : Caesiana 12: 65, 1999.

Etymologie : flava = jaune.

Caractéristiques : plante tout à fait similaire à la forme péruvienne avec pour seul différence des fleurs de couleur totalement jaune sans marque rouge.

 

Phragmipedium dalessaondroi Dodson & Gruss 1996

 

Nom publié dans : Die Orchidee 47: 216, 1996.

Etymologie : Dalesandroi en hommage à Deni D'Alessandro qui découvrit la plante.

Distribution : Sud de l'Equateur, Nord de Zamora dans la cordillère du Condor dans la partie supérieure du Rio Bombuscara à une altitude comprise entre 900 et 1300 m.

Caractéristiques : Rhyzome court ; inflorescence laineuse souvent ramifiée ; pétal retombant ; staminode romboïde à apex bilobé ; Fleur allant du rouge à l'orange.

 

Phragmipedium kovachii Atwood, Dalström & Fernandez 2002

 

Nom publié dans : Selbyeana 23, supplément 1- 4,2002.

Etymologie : kovachii en hommage à Michael Kovach de Goldvein (Virginie) qui déposa la plante au Marie Selby Garden's pour la décrire.

Distribution : Pérou à environ 2200 m d'altitude

Caractéristiques : plante cespiteuse ; feuilles au nombre de 3 au minimum distiques, de 30 à 65 cm sur 4,5 cm. ; inflorescence de 30 cm. pubescente et pourpre ; fleur très belle et grosse (minimium 9 cm pour aller jusqu' 15 cm) ; sépales vert rosé pâle, striés de pourpre ; pétales proupre foncé, jusqu'à 7 cm de long pour 4,5 cm de large, elliptiques, arrondis, courbés en arrière le long de leur marge intérieur-inférieur ; labelle pourpre plus clair à l'intérieur, marge interne jaune, trilobé, courbé vers l'intérieur pour les lobes latéraux , le troisième est enflé ; Staminode pourpre avec apex blanc, de 1 cm de haut pour 2 cm de large, obtus, avec marges latérales et une extrémité triangulaires.

Cultiver les Phragmipedium :

 

Les Phragmi. sont d'une relative facilité de culture contrairement à leurs cousins Paphiopedilum. Une fois la plante adulte (âge de la première floraison) la production végétative est vraiment rapide, il n'est pas rare d'avoir deux voire trois nouvelles pousses par an.

Comme je l'ai dit plus haut, les Phragmipedium sont principalement épiphyte mais baignés dans une humidité très élevée. Ainsi ces caraxcéristiques doivent être prises en compte dans la composition du compost.

On recontre aussi de nombreux phragmipedium près des chutte d'eau où ils sont complètement immergés lors de fortes pluies ! Disons-le de suite les Phragmipedium ne sont pas des plantes qui supportent les longues périodes de sécheresses, enfin la majorité des Phragmipedium. C'est pourquoi on lit souvent que l'on peut les cultiver les pieds dans l'eau. C'est aussi une des raisons de leur réussite en hydro-culture.

C'est le cas par exemple du Phragmipedium caudatum et de ces variétés. A ce propos il est remarquable de constater que la longueur des pétales de cette espèce varie suivant sont mode du culture, en effet si ces derniers ne rencontre pas d'obstacle, ils continuent à se développer (jusqu'à une limite bien évidemment !) c'est un point qu'il faut avoir à l'esprit quand on cultive ces plantes. si vous souhaitez obtenir le maximum de potentiel au niveau de la longueur de pétal cultivez-les suspendu ou posez-les sur un pot retourné afin d'éviter tout contact avec le sol.

Luminosité : On peut classer les Phragmipedium en trois catégories :

les Phragmipedium de le section Phragmipedium demandant une lumière plutôt forte équivalente à celle demandée par les Cattleya.

Les Phragmipedium de la section Micropetalum qui eux demandent une lumière équivalente à celle fourni au Phalaenopsis.

Pour les autres sections un compromis entre les deux groupes ci-dessus semble leur convenir.

La culture sous lumière artificielle donne d'excellents résultats avec les Phragmipedium besseae et Schlimii. A raison de deux tubes néons à 15 cm du feuillage 12 heures par jour, ils fleurissent sans problème.

Températures : Les Phragmipedium se développent parfaitement en milieu tempéré. Seul ceux de la section Micropetalum et principalement Phrag. besseae et Phrag. Schlimii demandent un peu plus de fraîcheur (dans ce cas on veillera à ne pas laisser les plantes dans un compost complètement saturé en eau). Mexipedium xerophyticum demande des températures plus élevées pour se développer pleinement.

Arrosage : C'est le point critique de ce genre. Comme je l'ai dit plus haut les Phragmipedium adorent l'eau mais pas n'importe quel type... En effet celle-ci doit être "pauvre" en éléments dissous. Si l'eau est trop richevil y a apparition de pointes brune et d'asséchement de l'extrémité des feuilles. Ce symptome n'est pas signe d'un manque d'humidité mais d'une eau de qualité mauvaise. Ainsi si on cultive ses Phragmipedium "les pieds" dans l"eau on veillera à changer régulièrement l'eau de la soucoupe afin d'éviter d'une part toute prolifération bactérienne et d'autre part toute concentration de sel dissous.

L'eau idéale est bien évidemment l'eau de pluie. Mais on peut aussi utiliser de l'eau issue d'un osmoseur. Personellement j'utilise de l'eau du robinet transformée à l'acide nitrique (Le ph de mon eau se situe aux environ de 5,8)

Engrais : Comme nous l'avons vu ci-dessus, l'eau d'arrosage des Phragmipedium ne doit pas être trop riche en éléments dissous, ainsi lors de l'apport d'engrais on veillera à diviser la dose prescrite par deux voire trois si on effectue un apport d'engrais à chaque arrosage avec rinçage du compost à l'eau "pure" tous les quatre arrosages. Le choix de l'engrais doit être refléchi. Portez attention à la qualité de vos engrais et vérifiez qu'ils comportent en plus des classiques NPK des micro-éléments divers.

Rempotage : en raison du régime très humide que demande les Phragmipedium il est préférable, si vous utilisez un compost à base de matières organiques de les rempoter tous les ans (c'est aussi un bon moyen de diviser les touffes qui chez certaines espèces ou hybrides prennent une taille considérable avec les années !) Le compost doit reteir une certaine humidité mais il n'y a pas de recette miracle quant à la culture de ce genre. En fait le choix du compost doit dépendre de votre manière de cultiver les plantes. Il faut simplement savoir que les Phragmipedium ne doivent jamais sécher complètement. Personellement j'utilise de la laine de roche horticole qui tout en étant très aérée offre aux plantes l'humidité dont elles ont besoin.

Ventilation et humidité: En raison de l'humidité élevée au niveau des racines, un apport d'air est vraiment bénéfique pour les plantes et une atmosphère autour de 50% d'humidité dans l'air leur convient tout à fait.

Parasites et maladies : Les larges feuilles de ces plantes sont des hôtels idéaux pour les cochenilles. Pour les maladies attention à la pourriture du collet ou du cour de la plante par manque de ventilation !

Liste des synonymes

Phrag. amazonica hort. = Phrag. richteri

Phrag. besseae Dodson & Kuhn

Phrag. besseae f. flavum (Braem)Gruss & Roeth

Phrag. besseae var. album hort. = Phrag. besseae f. flavum

Phrag. besseae var. aureum hort. = Phrag. besseae f. flavum

Phrag. besseae var. dalessandroi hort. = Phrag. dalessandroi

Phrag. besseae var. flavum Braem = Phrag. besseae f. flavum

Phrag. boissierianum (Rchb. f.)Rolfe

Phrag. boissierianum var. czerwiakowianum (Rchb. f.)Gruss Phrag.

Phrag. boissierianum var. reticulatum (Rchb. f.)Rolfe emend. Pfitzer

Phrag. cajamarcae Schltr. = Phrag. boissierianum var. czerwiakowianum

Phrag. caricinum (Lindl. & Paxton)Rolfe

Phrag. caudatum (Lindl.)Rolfe

Phrag. caudatum var. giganteum Carr. = Phrag. caudatum

Phrag. caudatum var. lindenii (Lindl.)Pfitzer = Phrag. lindenii

Phrag. caudatum var. sanderae hort. = Phrag. caudatum var. albertianum

Phrag. caudatum var. wallisii (Rchb. f.)Schltr.

Phrag. caudatum var. warscewiczianum (Rchb. f.)Gruss

Phrag. chapadense Campacci & Takase Phrag. christiansenianum Gruss & Roeth

Phrag. czerwiakowianum (Rchb. f.)Rolfe = Phrag. boissierianum var. czerwiakowianum

Phrag. dalessandroi Dodson & Gruss

Phrag. dariense (Rchb. f.)Garay = Phrag. longifolium

Phrag. ecuadorense Garay = Phrag. pearcei var. ecuadorense

Phrag. exstaminodium Castaño, Hagsater & Aguirre

Phrag. fischeri Braem & Mohr

Phrag. hartwegii (Rchb. f.)Pfitzer

Phrag. hartwegii var. baderi Roeth & Gruss

Phrag. hincksianum (Rchb. f.)Garay = Phrag. longifolium

Phrag. hirtzii Dodson

Phrag. kaieteurum (N.E. Br.)Garay = Phrag. lindleyanum var. kaieteurum

Phrag. klotzscheanum (Rchb. f.)Rolfe

Phrag. kovachii J.T. Atwood, Dalström & Ric. Fernandez

Phrag. lindenii (Lindl.)Dressler & N.H. Williams

Phrag. lindleyanum (Schomb. ex Lindl.)Rolfe

Phrag. lindleyanum var. kaieteurum (N.E. Br.)Rchb. f. ex Pfitzer

Phrag. longifolium (Rchb. f. & Warsz.)Rolfe

Phrag. longifolium var. dariense Rchb. f. = Phrag. longifolium

Phrag. longifolium var. gracile (Veitch)Rolfe

Phrag. longifolium var. hartwegii Rchb. f. = Phrag. hartwegii

Phrag. longifolium var. hincksianum Rchb. f. = Phrag. longifolium

Phrag. longifolium var. roezlii (Rchb. f. ex Regel)Pfitzer

Phrag. pearcei (Rchb. f.)Rauh & Senghas

Phrag. pearcei var. ecuadorense (Garay)Cash ex Gruss

Phrag. peruviana hort. = Phrag. richteri

Phrag. peruvianum Christenson = Phrag. kovachii

Phrag. portillae hort.

Phrag. reticulatum (Rchb. f.)Garay = Phrag. boissierianum var. reticulatum

Phrag. richteri Roeth & Gruss

Phrag. roezlii (Rchb. f. ex Regel)Garay = Phrag. longifolium var. roezlii

Phrag. sargentianum (Rolfe)Rolfe

Phrag. schlimii (Linden & Rchb. f.)Rolfe

Phrag. schlimii f. albiflorum (Linden)Gruss

Phrag. schlimii var. albiflorum Linden = Phrag. schlimii f. albiflorum

Phrag. schlimii var. album hort. = Phrag. schlimii f. albiflorum

Phrag. tetzlaffianum Gruss

Phrag. topperi hort. = Phrag. richteri

Phrag. vittatum (Vell.)Rolfe

Phrag. wallisii (Rchb. f.)Garay = Phrag. caudatum var. wallisii

Phrag. warscewiczianum (Rchb. f.)Garay = Phrag. caudatum var. warscewiczianum

Phrag. xerophyticum Soto Arenas, Salazar & Hagsater = Mexipedium xerophyticum

 

Hybrides :

il en existe une très longue liste ! Et ça n'est pas fini avec les nouvelles espèces que l'on découvre...

Voici la liste des hybrides que je cultive :

Phragmipedium Anne-Popow

Phragmipedium Dom Wimber

Phragmipedium Eric-Young "yellow"

Phragmipedium Schrodereae

Phragmipedium mem. Dick Clements

Phragmipedium eric young"pink"

Phragmipedium hybride de besseae

Phragmipedium longifolium X sorcerer's apprentice

Phragmipedium Olaf gruss

Phargmipedium CArol Kanzer

Phragmipedium Green Hornet

Phragmipedium sedenii

Phragmipedium sedenii

Phragmipedium pearcei X Eric-Young

Phragmipedium Calurum

Phragmipedium grande var mariae

Phragmipedium Erci Young X pearcei

Phragmipedium Magic Tresses

Phragmipedium Sorceror's Apprentice

Phragmipeidum schlimii X caricinum

Voir liste sur le site cité ci-dessous.

Site internet de référence : www.phragweb.info

Marc Flandre 2004- Sens